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Une raie publique vraiment au poilPar Jah Looks :: 17/11/2007 à 19:19 :: Général
Le Président de la République Française, Nicolas Sarkozy, qui préfère se situer sous les sunlights de l’actualité que dans l’indifférence médiatique offre régulièrement de la matière à ceux qui, du comptoir du Café du Commerce aux couloirs de l’ONU, aiment disserter, jacasser, cancaner ou tout simplement parler. Ainsi, dernièrement, Doudou Diène, rapporteur spécial du « machin » comme disait de Gaulle, sur les discriminations raciales, la xénophobie et l’intolérance a-t-il accusé l’omni-président de s’inscrire, et la France gouvernementale et institutionnelle avec lui, dans une « dynamique de légitimation du racisme », notamment par l’instauration des test ADN et par le fumeux discours dit de Dakar de juillet dernier, poil au nez.
Outre le fait qu’un rapporteur de l’organisation mondiale épingle la France et sa politique de l’immigration gérée par son sinistre Ministère de l’Identité Nationale, il ne se passe pas de semaine sans que nous n’apprenions des faits qui corroborent une sorte de basculement institutionnel vers le côté obscur du racisme, si je puis dire. Ainsi, je ne couperai pas les cheveux en quatre et j’essaierai de ne pas être rasoir pour commenter, avec toute la bonne et la mauvaise foi qui m’animent et me caractérisent, les faits suivants : le 19 avril dernier, un examen médical qui visait à déterminer leur âge en fonction de leur… pilosité a été appliqué à deux jeunes Congolaises de RDC pour bien évidemment prouver qu’elles ne sont pas mineures et donc expulsables, poil au développement durable.
En effet, le médecin légiste qui a procédé à cet examen opiniâtrement, certes, mais avec, on le sent entre les lignes qui rapportent son propos, une gourmandise certaine, a conclu pour une des deux demoiselles que « Le système pileux des aisselles, du pubis et péri vulvaire a été rasé de très près et récemment mais il est manifestement bien développé tant dans les aisselles que sur le pubis et recouvre totalement les grandes lèvres. Les seins sont totalement développés et formés, les aréoles des seins sont celles d’une femme adulte. Le développement ostéo-musculaire est harmonieux ; la denture comporte 31 unités en très bon état »… poil aux dessous-de-bras.
On imagine sans mal le caractère humiliant de la publication de ces conclusions pour la jeune fille dont le cas sera rasé, pardon, tranché le 11 janvier prochain par le Tribunal de Limoges. D’ailleurs, le 12 mai dernier, le premier président de la cour d’appel de la capitale française de la porcelaine a rendu une décision allant contre l’utilisation juridique des analyses osseuses en raison de leur caractère approximatif, poil aux tifs. Mais, le véritable problème dans cette affaire, nonobstant l’humiliation est que ce type de test ne rencontre pas l’aval des scientifiques ou autres experts qui sont nombreux à pointer leur imprécision est « encore plus grande entre 15 et 20 ans, âges pour lesquels les examens sont le plus fréquemment demandés. L’utilisation qui est faite de ces tests par la transformation d’une donnée collective et relative à une finalité médicale en une vérité singulière à finalité juridique ne peut être que très préoccupante » comme l’a indiqué en 2005 le Comité consultatif national d’éthique, poil à la politique…
Mais ce n’est pas tout : la justice française se doit de reconnaître la validité de l’état civil lorsque le ressortissant étranger peut présenter des pièces d’identité authentiques de son pays. Elle ne peut donc revenir sur des dates de naissance présumées inexactes. D’ailleurs le président de la Cour d’appel posait cette question le 12 mai : "Qu’est ce qui vous autorise à dire que cet acte de naissance est faux ?", poil aux charlots.
Après l’ADN, les poils pubiens ! Là encore, la femelle de l’ «homme africain», soit en langage sciento-sarkozyste, la« femme africaine », est la cible privilégiée de la gestion à la française des questions de l’immigration qui n’hésite pas à aller de plus en plus dans l’intimité, non pas de la vie des gens, mais dans leur intimité corporelle tout court. Personne, j’espère, n’a oublié que le rasage forcé était allègrement utilisé par les régimes totalitaires et leurs velléités concentrationnaires, de l’Allemagne des années Hitler au Rwanda d’Habyarimana en 1990 lorsque les femmes Tutsi avaient été parquées dans le stade de Kigali pour être rasées comme de vulgaires présumées collaboratrices de l’occupant teuton par les résistants de la dernière heure à la libération, poil à la nation.
Le mot de la fin à Odile Tobner qui affirme dans son dernier livre "Du racisme français, quatre siècle de négrophobie" : « La France n’a certes pas le monopole du racisme mais le racisme en France occupe un place particulière, héritée d’une longue tradition soigneusement occultée, de sorte qu’il s’y perpétue insidieusement alors qu’ailleurs il a été plus franchement identifié et combattu.»
Oserai-je ajouter… poil au cul ?''
L'Arche des ZozosPar Jah Looks :: 07/11/2007 à 11:17 :: Général
Les faits divers outre qu’ils puissent se produire en toute saison comme leur nom ne l’indique pas, ont parfois un grand mérite : ils sont éclairants sur des grandes problématiques qui les dépassent. Ainsi, l’équipée sauvage des zozos de l’Arche de Zoé confine-t-elle à l’exemplarité quant à la façon dont l’Occident regarde et considère l’Afrique et finalement agit comme si les indépendances n’avaient pas eu lieu. On me souffle qu’elles n’ont jamais eu vraiment lieu, désolé.
Je reprends donc ma démonstration après avoir été interrompu par moi-même. Donc, comme chacun sait, quelques gugusses d’une association dénommée "L’Arche de Zoé" ont été interpellés au Tchad alors qu’ils tentaient de faire sortir du pays et dans la plus parfaite illégalité une centaine d’enfants qui semble-t-il sont plutôt tchadiens que darfouris et plutôt pas vraiment orphelins. Revenons sur cette association prétendument humanitaire : à l’origine, des pompiers volontaires, amateurs de 4x4, et certainement amateurs d’apéros, vu le mauvais jeu de mots de fin de banquet élevé comme nom de l’association. Les volontaires de l’Arche de Zoé et leur allumé gourou, sans vouloir les accabler davantage, eux qui ont maintenant le temps pour se ronger les ongles et réfléchir quelque peu à la portée de leurs actes, sont-ils des victimes consentantes de l’information consensuelle qui pendant ces quelques dernières années a fait du Darfour une sorte d’Eldorado pour les thuriféraires du « charity business », bref, une sorte de Rwanda où il ne serait pas trop tard pour sauver des vies ? C’est une question qu’on peut se poser, question doublée d’une autre, et si l’information qu’on nous sert depuis plus de 45 ans sur l’Afrique, ses guerres internationales, ses conflits nationaux, ses famines endémiques, ses maladies exotiques, etc. n’avait été à l’origine de ce genre de comportement fleurant bon le complexe de supériorité de l’Homme Blanc sur l’Homme Noir, pardon, l’Homme Africain, comme le dit le président français ?
Car, en effet, le gouvernement, Rama Yadé en tête, qui se mue en chevalier blanc sur cette affaire, ferait mieux de balayer devant la porte de l’Elysée et dans le cerveau d’Henri Guaino. Outre les effets collatéraux de ce fait d’hiver automnal qui risquent bien de refaire une nouvelle virginité nationale et internationale à un Idriss Déby si loyal et fidèle serviteur de la Françafrique, on s’aperçoit que cette affaire est éclairante à plus d’un titre. Les associations diverses qui communiquent sur le Darfour communiquent bien souvent par rapport à elles-mêmes. Save the Darfur, Sauver Le Darfour, SOS Darfour, et j’en passe, qui, relayées à longueur d’antenne par nos french docteurs et penseurs comme BHL ou notre ministre des Affaires Etranges, Monsieur K, expliquent depuis un couple d’années qu’un génocide est en train d’être perpétré dans cette région du Soudan, sans avoir véritablement réalisé qu’ils galvaudent le terme « génocide » ne sont-elles pas responsable d’avoir semé la confusion dans les esprits ? Puisque ce « serait » un génocide, alors tous les moyens nécessaires peuvent être utilisé, la situation permet tout car le chemin de l’enfer n’est-il pas pavé de bonnes intentions ? Car les observateurs sérieux estiment qu’il n’y a pas de génocide au Darfour, les milices prenant pour cibles des villageois de leur propre ethnie, et le projet de nettoyage de la région n’étant pas un projet d’extermination d’une ou de plusieurs groupes ethniques de la surface du globe. Ce qui n’enlève d’ailleurs rien à l’horreur vécue par les populations concernées.
Certes on peut qualifier de brutal ce qui s’y déroule. Mais à cause de quoi ? Du pétrole virtuellement exploitable, des armes réellement disponibles si j’ose dire, et des Darfouris cibles des meilleures intentions de nos bonnes consciences et des medias qui font leur beurre avec ce genre d’infos. Car comment interpréter la précipitance (oui, et alors ?) de notre président-activiste-voyageur de commerce ? Outre le fait de se présenter comme une sorte de Sarkozorro pour aller chercher quelques hôtesses de l’air d’outre Pyrénées et trois journalistes dont une n’est pas tout à fait claire, on se bidonne franchement devant le sketch raté de la fameuse indépendance des institutions tchadienne, au premier rang desquelles figure la justice. En effet, le régime Déby, qui d’ailleurs soufre d’un manque de crédit sur la scène internationale clame que les délinquants tchadiens arrêtés en France ne sont pas renvoyés dans leur pays d’origine pour leur procès. Certes. Mais quand la solde tarde à arriver, c’est Paris qui règle, quand des colonnes de rebelles menacent Ndjamena, c’est toujours la ville lumière qui envoie blindés et zélicos pour sauver le régime de type "une main de fer dans un gant de fer".
Le mot de la fin à François Goulard, député UMP villepiniste, donc d’opposition : "Le président tchadien Idriss Déby n'est pas le dirigeant le plus fréquentable de la planète, c'est le moins qu'on puisse dire. En allant sur place pour régler très partiellement un problème comme celui-là, on lui confère une espèce d'honorabilité sur la scène internationale".
Allez, du crédit pour Déby ! Les affres de l’AffreuxPar Jah Looks :: 24/10/2007 à 10:22 :: Général
Avec la mort de Gilbert Bourgeaux, plus connu sous le nom de Bob Denard, c’est une page de l’histoire de la France en Afrique et même de la Françafrique qui se tourne. En effet, « l’Affreux » est décédé récemment dans son lit terrassé par une crise cardiaque. L’ancien mercenaire était âgé de 78 ans, l’occasion de se pencher sur sa vie, son œuvre.
Né en 1929, Bob s’engagera à l’âge de 16 ans dans la Résistance face à l’occupant allemand, nous dit la légende. Ce sera là son dernier fait d’armes quelque peu progressiste. Engagé volontaire dans les commandos de marine, il sera ensuite des deux guerres coloniales françaises emblématiques : l’Indochine et l’Algérie. Viendront ensuite ses participations plus ou moins clandestines ou discrètes sur le sol africain ou moyen oriental. Monsieur Bob sera alors sur le continent de tous les combats d’arrière garde, mêlant joyeusement action violente, soutien aux régimes racistes et ségrégationnistes d’Afrique australe, ponctions financières, le tout sous couvert de guerre froide, drapé dans un anticommuniste de bon aloi à l’époque.
Son soutien militaire et mercenaire aux pires régimes possibles constitue une sorte de litanie en creux des luttes anti-néocoloniales : Rhodésie, Katanga, Bénin, Gabon, Angola, Cabinda, Comores, etc. le tout dans une fraternité et une fidélité qui pourrait presque nous tirer la larme à l’œil si elle n’était destinée à l’Afrique du Sud, l’ancienne, celle de l’apartheid et de ses horreurs, et à la France colonialiste et néocolonialiste, en un mot la Françafrique.
Sa carrière de mercenaire connut quelques points forts : l’un de ses premiers engagements fut aux côtés du régime raciste de Ian Smith en Rhodésie du Sud, futur Zimbabwe. Bob remit le couvert au Congo Kinshasa aux côtés de Moïse Tshombé, contre la rébellion formée par Pierre Mulele et Gaston Soumaliot après l’assassinat de Patrice Lumumba. Son aventure congolaise entrecoupée de missions au moyen orient pour le compte du MI 16 se muta tout naturellement en soutien au voisin angolais ou plutôt à l’UNITA de Jonas Savimbi, lui-même soutenu par le régime blanc d’Afrique du Sud.
Mais ce seront les années 70 qui mettront en lumière l’action et la vulgate du « soldat de fortune » dans la RFI, non pas la station de radio internationale, mais la République Fédérale Islamique des Comores. Alors que les Comores déclarent leur indépendance en 1975, le lieutenant colonel Denard intervient pour la France en renversant le président comorien Ahmed Abdallah et en plaçant à la tête de l’état Ali Soilih. Bref intermède au Bénin où il échoue dans sa tentative de coup d’état, puis retour aux Comores où il renverse son protégé et le remplace par… Ahmed Abdallah. Bob sera alors le véritable homme fort de l’archipel, stratégiquement placé pour sa mère patrie dans l’océan indien. Il se mariera même là-bas après s’être converti à l’islam sous le nom de Saïd Mustapha Mahdjoub. Cà, c’est pour la galerie. Car les Comores deviendront une pièce maîtresse pour le régime d’apartheid qui contournera blocus et embargos divers se servant de l’archipel comme d’un véritable centre de transit et de tous les trafics notamment dans sa lutte contre les guérillas marxistes angolaise et mozambicaine. Mais la chronique des faits divers continue à être remplie par notre chevalier blanc. Après l’assassinat d’Abdallah en 1989, Mohamed Taki Abdul Karim, politicien favorable à la France est intronisé président. Bob, pardon Saïd, s’illustrera encore en 1995 en renversant un successeur d’ Abdul Karim, un certain Saïd Mohamed Djohar. L’exfiltration de l’Affreux et de ses hommes se fera une fois de plus grâce aux services français.
Le mot de la fin à Moustoifa Said Cheikh, leader du Front Démocratique Comorien : « Je regrette qu'il n'ait pas répondu de tous les crimes qu'il a commis dans notre pays, des meurtres et des tortures qu'il a commis ».
Nous présentons donc toutes nos condoléances aux familles de ses victimes. La Sarkovalie au point de rupturePar Jah Looks :: 19/10/2007 à 23:48 :: Général
Sarkovalie, n.f. : Néologisme, de Sarkozy et Ovalie, système multimédiatique basé sur l’utilisation à des fins de propagande politique du rugby, notamment par la monopolisation événementielle, né et mort en France en 2007. Influencée par l’Australie et la physique aborigène, plus connue sous le nom de retour de boomerang. Hommes clés : Bernard Laporte, homme d'affaires, aux affaires et dans les affaires, ancien sélectionneur du XV de France, - Nicolas Sarkozy, président de Couple Sarkozy : rupture et balkanysation des espritsPar Jah Looks :: 19/10/2007 à 20:31 :: Général
A vrai dire, tout le monde (enfin tout le monde normal) se fout des affaires du couple Sarkozy comme de sa première couche. Certes, mais les histoires de Nicolas et Cécilia ont eu des effets pervers. Souvenons-nous. Il y a quelques années, un autre couple apparemment plus uni celui-là défrayait la chronique faits divers politiques. Patrick et Isabelle Balkany, dont le premier est maire de Levallois et la seconde son épouse et intarissable communicatrice (du SMS envoyé à Cécilia aux rapports institutionnels de type "XT" soit Xavière Tibéri, les fautes d'orthographe en moins) étaient épinglés pour des malversations aussi diverse que l'emploi ancillaire aux frais du contribuable ou les avantages en nature et bricolages divers. Mais les amitiés peuvent avoir quelques vertus, si j’ose dire, comme celle de refaire des virginités ou du moins faire passer au second plan des faits peu délicats et à tendance amnésiquatoire (me permets-je d’inventer pour l’occasion). Car le nom de Balkany, cette fois c’est au tour de madame, revient sur le devant de la scène pi-politique (peut s’écrire aussi pipeau-litique ou en anglais people-itic) pour des légèretés comparées au passé dont les media semblent avoir fait table rase. Mais bon, l’amie intime de Cécilia future ex-S s’est répandue dans la presse sur les SMS envoyés à la future ex-épouse du président (avec un p minuscule mais un toupet majuscule) ou encore la fameuse lettre non pas du Guy Môquet mais de la sortie-du-conseil-sous-le-bras-de-Nicolas, carte postale écrite en lettres bâtons –certainement en hommage à la grande section de l’école maternelle- fleurant bon les sables d’Essaouira… Mais bon, on a la classe politique et les dirigeants qu’on mérite… Et merde ! Quant au médias ; la déontologie semble en pleine balkanysation chez les esprits de la presse dite libre. Cà, on ne l’avait pas forcément mérité. Pénurie de blé, mais toujours de l’oseille à se fairePar Jah Looks :: 17/10/2007 à 00:20 :: Général
Alors que le gros -avec un G comme dans BIG- le gros business commence à s’intéresser de près aux carburants d’origine végétale plus connus sous le nom de « biocarburants » auquel j’ai, permettez-moi, la faiblesse de préférer le terme d’ « agrocarburants », on constate l’effet pervers et immédiat d’une fausse solution. La réaction en chaîne à l’engouement pseudo écologiste pour ces produits de substitution à ce très cher or noir commence déjà à inquiéter ceux qui s’intéressent un tant soit peu à cette partie du monde que l’on nommait il n’y a pas si longtemps le Tiers Monde. Voyons voir de plus près quel est le mécanisme infernal qui est en train de s’enclencher.
Résumons brutalement la situation : les pays occidentaux, on dira riches pour aller vite, usent et abusent des ressources naturelles de la planète. Pendant ce temps, les pays pauvres, d’accord, mais j’avais prévenu, c’est du brutal, essayent de se dépatouiller avec leurs problèmes selon le bon vieil adage « chacun sa merde » et réussissant tout de même et ce nonobstant les bâtons dans les roues à évoluer, le pétrole se raréfie, devient plus cher est réservé de plus en plus à une élite roulant en 4x4, dînant au Fouquet’s et passant ses vacances sur des yachts prépayés.
Mais 4x4, yachts et caviar du Fouquet’s importé par jet frigorifique laisse son empreinte écologique indéniable et nécessite une énergie de substitution, à ce bon vieux, ce très cher pétrole pour continuer à nightclubber en paix. Qu’à cela ne Saint-Étienne comme on dit chez les Verts, les carburants d’origine végétale semblent, je dis bien semblent, offrir une perspective intéressante. D’autant plus qu’il y a des guerres, des rumeurs de guerres et des rumeurs de rumeurs de guerre. Bref, il y a du pognon à ce faire. Les entreprises agroalimentaires se muent en agropétroliers et confisquent les terres pour faire pousser leurs plantes miraculeuses, enfin, surtout pour les actionnaires.
Et là, on déchante. Fortement. Les mauvaises récoltes et les surfaces monopolisées pour continuer à faire rouler nos 4x4 créent une pénurie de céréales. Les prix augmentent, la foule gronde. Certes, dans un premier temps les céréales locales vont remplacer le blé d’importation dont le transport coût lui aussi de plus en plus cher. Mais leur prix augmentera à son tour. La faim guette. Bon, mais « Ils n’ont qu’à manger de la viande ! » me lance une certaine Cécilia S. de Paris. Certes, ma brave dame, certes. Mais les animaux bouffent, pardon, se repaissent de plus en plus de céréales qui augmentent en même temps que le prix du fret et tout cela parce que les farines animales sont interdites, ma chère...
Bon, tout çà ne porte pas forcément à un optimisme forcené et démesuré. Comme d’habitude, les pauvres des pauvres vont trinquer à défaut de pouvoir se nourrir, puis ce sera au tour des pauvres des riches, puis des riches des pauvres. Les riches des riches seront, une fois de plus épargnés par le fléau, mais comme me disait une poule de luxe de haute cour, on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs des autres.
L’ampleur du problème est tel que les experts de tous pays s’unissent pour tirer le signal d’alarme. Abdolreza Abbassian, expert à la FAO explique que : "Le problème est universel. Pour la première fois peut-être, que l'on habite un pays riche ou pauvre, on parle la même langue : les Italiens s'inquiètent du prix des pâtes, les Guatémaltèques de celui de la galette de maïs, les Français et les Sénégalais de celui du pain". Le côté obscur de la mondialisation ? Le Monde a consacré un article au sujet. La journaliste, Laetitia Clavreul le conclut en posant cette question : "Peut-il y avoir un impact positif ?"
Voici la réponse : « En Afrique de l'Ouest, 60 % à 80 % de la population est paysanne. La hausse des céréales va donc accroître les revenus et réduire la pauvreté", explique Pascal Erard, du Comité français pour la solidarité internationale. Le phénomène pourrait aussi freiner l'exode rural. Mais... » car il y a un mais, un hic, un os, un blême, une couille dans le potage, et l'article se termine sur « les hausses de revenus ne seront pas au rendez-vous pour tous. Dans les PMA, les agriculteurs produisent souvent à peine de quoi nourrir leur famille et ont peu ou rien à vendre. Ils ne devraient donc pas pouvoir augmenter leur production, contrairement à ceux des pays émergents qui devraient davantage tirer parti du contexte ».
Tiens donc ? Mais ne seraient-ce pas ceux-là mêmes qui habitent dans les pays concernés par la loi ADN ? Le mot de la faim à Jean Ziegler, rapporteur spécial de la Commission des Droits de l’homme sur le droit à l’alimentation, qui déposera le 25 octobre prochain devant les Nations unies, un moratoire de cinq ans sur la production d'agrocarburants, pourquoi « cet empressement à vouloir subitement et de façon irréfléchie, transformer un aliment(…) en carburant. La quantité de maïs nécessaire,pour faire un plein de cinquante litres de bioéthanol équivaut à celle qu’il faudrait pour nourrir un enfant pendant un an »...
Et 80 pleins ? Toute une vie... Le sang de SankaraPar Jah Looks :: 11/10/2007 à 22:56 :: Général
Chers amis, le billet de cette semaine tient de la gageure. En effet, l’homme fort du Mix des Cultures et de la terre radiophonique promise, notre Moïse Gomis national et international et bientôt burkinabé, aujourd’hui rédac’ chef exceptionnel et invité m’a passé une commande : faire un billet autour du capitaine Thomas Sankara.
Comment en effet baser cet exercice de style hebdomadaire sur un événement qui s’est passé il y a vingt ans et dont le thème ne prête pas à rire et n’incite pas à la franche gaudriole ? Car, voyez vous, notre capitaine bien aimé, notre président militant, celui qui a rebaptisé la Haute Volta en Pays des Hommes Intègres a laissé derrière lui un vide dans le PPA, le paysage politique africain.
Vingt ans après son assassinat, nous constatons donc que le personnel politique au pouvoir, du moins dans beaucoup des anciennes colonies de la métropole hexagonale ou sous son influence, soit n’a pas changé, soit est mort de manière finalement assez naturelle. Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga et Houphouët sont morts d’une longue et douloureuse maladie, Gnassimbé Eyadéma a succombé à une crise cardiaque, j’en passe et des moins pires. Quant au camarade Brutus Compaoré, l’homme a qui le crime a profité, il court des jours tranquilles, bien au chaud dans le giron de la Françafrique en homme fort de toute la sous-région. Sierra Léonais et Libériens ne lui disent d’ailleurs pas merci vu le rôle que l’homme a joué dans les deux guerres civiles et diamantifères de ses voisins anglophones.
Mais revenons au Capitaine Thomas Isidore Noël Sankara qui aura été finalement tout au long de sa carrière ou plutôt de son sacerdoce politique le produit de la Françafrique. Son engagement anti-impérialiste qui prendra corps à Madagascar sera le résultat de la révolte face à un système qui dure et perdure dans les anciennes colonies dont nous célébrons peu ou prou le quart de siècle d’indépendance dépendante. Tout au long de son parcours dans le monde de la politique, Thomas Sankara croisera ainsi François Mitterrand. Le dénominateur commun des deux hommes ne sera pas un idéal socialiste ou même socialisant, mais le fait du prince, celui de l’Elysée, qui, par l’intermédiaire de son conseiller de sinistre mémoire, Guy Penne, ordonnera d’abord le limogeage du poste de Premier Ministre qu’il occupa de janvier à mai 1983, puis, dans la foulée, sa mise aux arrêts. Quelques mois plus tard, Sankara deviendra président de la Haute Volta, changeant le nom fleurant le colonialisme en marche en Pays des Hommes Intègres tout autant que l’organisation politique du pays. Ses discours, ses actes et ses liens politiques, son panafricanisme et tiers-mondisme militants irriteront Mitterrand pour qui l’Afrique des années 80 se devait de rester semblable à celle qu’il connut en tant que ministre de la quatrième république, un Afrique soumise, génératrice de profits et de pouvoir, parallèles et occultes, dans une atmosphère paternaliste et hypocrite.
On est donc très loin des positions de l’Internationale Socialiste de la même époque. Car si le père de Papamadit ne pouvait supporte ni la jeunesse, ni la fierté, ni le désintéressement personnel de celui qui tranchait avec ses homologues, le destin du capitaine né à Yako se scellera alors dans les feux verts donnés par la cellule africaine de feu Mitterrand à ceux qui seront les artisans de son assassinat qui restera pour longtemps une « mort naturelle », certainement d’un arrêt du cœur… L’homme de Latche qui s’illustrera avec son mépris des vies humaines africaines sept ans plus tard au Rwanda avait-il le sentiment de faire et défaire les régimes africains comme au bon vieux temps des colonies si chères au cœur de Michel Sardou?
Mais revenons une fois de plus à Thomas Sankara qui eut finalement un destin plutôt comparable à Patrice Emery Lumumba qu’à Ernesto Che Guevara même si on le surnomme le « Che » africain. Si les trois hommes moururent assassinés, les deux premiers furent trahis par leur ancien compagnon, voire leur bras droit, Mobutu pour l’un, Compaoré pour l’autre. Morts alors qu’ils étaient au pouvoir, morts d’avoir été des nationalistes internationalistes, intransigeants et incorruptibles comme disait un certain Robespierre avant qu’il ne perde la tête, fustigeant l’impérialisme néo colonialiste et la gestion passée de l’ancien colonisateur. Les deux assassinats resteront impunis, leurs successeurs s’offriront même le luxe de célébrer comme héros national celui que chacun fit assassiner, ressortant la mémoire de la dépouille à moins que ce ne fut la dépouille de la mémoire à chaque crise sérieuse du régime. Mobutu ne récupérera pas le costume austère de Lumumba, Compaoré ne roulera jamais en Renault 5.
Le mot de la fin à Rama Yadé, notre actuelle secrétaire d’état aux Affaires Etranges (oui oui) et aux Droits de l’Homme, qui évolue sous la tendre férule de Monsieur Brice « Identité Nazionale » Hortefeux et a ainsi déclaré : « [L’Afrique] a également besoin de nouveaux Sankara et Lumumba pas d’un José Bové ! ».
Rassurez-vous , elle n’a pas non plus besoin d’un Nicolas Sarkozy ou d’une Rama Yadé ! France-Rwanda : nettoyage au Kouchner ?Par Jah Looks :: 03/10/2007 à 14:26 :: Général
Le bon docteur Bernard K, connu à la fois pour sa télégénie, son action dans le domaine de l’humanitaire qu’il a lui-même appelé « charity business » dans un éclair de lucidité, son droit d’ingérence envers les peuplades d’Europe de l’Est, du Moyen-Orient ou d’ailleurs, pourvu qu’elles soient en guerre et crèvent de faim, sa compagne qui officie sur France 3, ses coups de gueule, ses gaffes, son ralliement à Nicolas S. de Neuilly ou encore son perpétuel bronzage dont on ne sait s’il provient des sunlights des studios de télé ou des plages tropicales sur lesquelles il se promène le sac de riz sur l’épaule, bref, Bernard K veut réconcilier à lui tout seul la France et le Rwanda.
Vaste programme et lourde tâche pour Monsieur Ockrent dont les pérégrinations au pays des mille collines remontent déjà à quelques années, on y reviendra plus loin dans ce billet, n’ai-je pas peur de promettre. Car notre Ministre de l’ouverture de sa bouche dès qu’un micro ou qu’une caméra pointe le bout de son nez dans son champ de vision, s’est assigné l’objectif de rétablir les relations diplomatiques entre notre bon pays de France qui associe étrangers et tests ADN et le Rwanda, un million de mort lors du génocide des Tutsi de 1994 et une équipe de foot qui ne se qualifiera pas pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.
Mais je m’égare. Ainsi, le Dr Bernard a en effet « raté » la pire crise de la fin du vingtième siècle et est complètement passé à travers l’événement même s’il a pu se rattraper ensuite à moins de deux heures d’avion de Paris, à savoir Sarajevo. Le Rwanda comme impasse dans son book, ça fait tache et il convenait pour notre grand voyageur de se réapproprier l’événement, surtout depuis qu’il est devenu le principal collaborateur du Petit Napoléon de l’Elysée dans le champ diplomatique. Le plan médias du Docteur au chouettes airs et au brushing impeccable semble presque parfait : la participation à un ouvrage collectif sur le sujet (Rwanda, Pour un dialogue des mémoires) puis affichage de la volonté d’œuvrer pour la réconciliation entre les deux pays, le tout en cette an de grâce 2007.
Ainsi, l’Oncle Bernie a-t-il son opinion sur l’enquête que nous n’hésiterons pas à qualifier de biaisée de l’homme qui s’est pris une claque aux dernières législatives sous l’étiquette UMP, le Juge Alain Bruguière : "Je ne sais pas qui a tiré. D'un côté comme de l'autre, les révélations paraissent aussi suspectes que les preuves semblent minces. Mais je sais que le génocide de 800 000 Tutsis (...) n'a pas spontanément éclos", nous dit le boss de BK Conseil, celui qui absous Total en Birmanie plus vite que son ombre et moyennant finances.
La défaite du Juge sur les terres du Lot et Garonne conjointe à sa retraite politique et de juge a-t-elle rendue plus facile l’art de la critique sans avoir l’air d’y toucher de notre néo-ministre ? Toujours est-il que la sortie de Rwanda, Pour un dialogue des mémoires n’a certainement pas reçu lors de sa sortie l’écho médiatique que Monsieur K espérait. Si les positions du Ministre permettaient de relancer les ventes des livres du docteur à la plume prolixe, ce serait un effet collatéral positif, toujours bon à prendre dans un gouvernement dont les ministres sont des collaborateurs et dont le président activiste en est le DRH. Mais retournons au pays des mille collines quelques instants.
En 1994, alors que le génocide des Tutsi et le massacre des Hutu démocrate battait son plein, Bernard se rend au Rwanda une première fois et se retrouve derrière les lignes du Front Patriotique Rwandais, mandaté par l’ONU. Le supplétif de Boutros Boutros-Ghali tente alors de négocier la création d’un couloir humanitaire pour faciliter les échanges des prisonniers. A peine un mois plus tard, et sous une nouvelle étiquette en tant qu’émissaire de François Mitterrand, notre inlassable globe-trotter du malheur retourne auprès de Paul Kagame pour promouvoir le bien-fondé de l’opération Turquoise, vaste supercherie diplomatique, militaire et médiatique. Lors de cette seconde visite, l’homme fort actuel du Quai d’Orsay se fait éconduire par Paul Kagame qui flaire le double jeu voire le retournement de veste du vétéran du Biafra, de Somalie, de Bosnie et de la Mitterrandie.
Echec passé quasiment inaperçu pour celui qui partage avec son président une certaine fascination pour l’agitation médiatique. Tellement inaperçu que la mission parlementaire d’information ne pensa même pas à l’auditionner ! Alors, l’initiative actuel du compagnon de Christine Ockrent est-elle encore un « coup » ou restera-t-elle sans lendemain ? Car les noyaux durs de l’UMP renâclent au désaveu du juge qui dégainait ses mandats d’arrêt plus vite que son ombre par un des ministres de ce qu’on appelle « ouverture ».
Le mot de la fin à l’extra-lucide French Doctor himself : « On est vraiment dans la merde. C'est pire de jour en jour, il vaut mieux en rire, sinon c'est l'attaque cardiaque ! »
Merci Bernard ! Et bis repetita… Un président sous acide (désoxyribonucléique) ?Par Jah Looks :: 30/09/2007 à 16:45 :: Général
Reconnaissons-le, le Président Sarkozy a de la suite dans les idées. Lors de sa campagne électorale qui a duré 5 ans, l’ancien vice premier ministre qui fit de l’immigration et de son traitement musclé un de ses chevaux de bataille. Le thème de la rupture et de la fin des « tabous » dans ce domaine contribua très certainement à rallier de nombreux électeurs qui firent finalement défaut, et ce n’est pas un point de détail, à Le Pen. Ainsi, l’ex-sinistre, pardon, ministre de l’Intérieur utilisa sa position pour populariser le thème récurrent des supposés dangers de l’immigration.
D’aucuns se souviennent encore des 4 ou 5 projet qui devinrent lois de la République dont, en particulier, celui dit « CESEDA » qui limite aujourd’hui le droit au regroupement familial ou aux études et qui inscrivit dans le marbre des tables de la loi le concept d’immigration dite « choisie », en rupture face à une fantasmatique immigration « subie ». La levée de bouclier des associations, des citoyens ou des partis politiques, si elle ne permit pas d’annuler ce qui n’était encore à l’époque qu’un projet, permit de montrer la portée des dispositions de la loi et de la philosophie de l’ancien chef de la police et de l’UMP réunies.
Depuis son élection estampillée comme inévitable par différents groupes médiatiques et autres instituts de sondages, le président activiste a tout naturellement confié à son bras droit, pardon « extrême-droit », Brice Hortefeux, le nouveau ministère, celui de « l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du Codéveloppement ». Le pince-sans-rire de Clermont-Ferrand continue sans surprise l’œuvre française de son mentor et a fait voter une loi dont l’objectif clairement affiché est de restreindre l’immigration dite « familiale » au bénéfice de l’immigration dite « économique ». Ajoutons à cela l’amendement présenté par l’inévitable et inénarrable député UMP Thierry Mariani sur les test ADN de filiation selon la tactique bien rôdée de durcir par la fumeuse « représentation nationale » les lois votée à l’Assemblée Nationale.
Mais ce qui est préoccupant, c’est la fixation de l’omni-président sur la génétique. On se souvient tout naturellement de ses propos de campagne sur la place de l’inné et de l’acquis, surtout de l’inné, dans la représentation de l’humanité de l’homme de l’île de la Jatte. Ainsi, pour Monsieur Nicolas S. de Neuilly, l’homosexualité, la pédophilie ou les tendances suicidaires des jeunes ne sont-elle pas attachées à notre ADN. On se souviendra également du recours aux biotechnologies pour retrouver le scooter du futur petit prince alors fils du ministre de l’ordre.
Inné ou acquis, c’est également la question que l’on peut se poser par rapport à l’action politique du ministre de l’immigration, de la désintégration et de l’identité nationale. Car notre Brice auvergnat (né tout de même à Neuilly) se pose en bras armé de la pensée présidentielle en matière de reconduite, de quotas de sans-papiers à expulser ou de préfets à tancer pour n’avoir pas fait assez de chiffre. Les appels à la délation, méthode prouvée à la glorieuse époque des collaborateurs (avec un K majuscule) reviennent à l’ordre du jour, notamment dans l’Education Nationale et nonobstant le bruit fait autour de la lettre de Guy Môquet que ce soit dans les meetings de la campagne de la présidentielle ou les vestiaires du XV de France.
Comme se questionne le « Collaborateur N°1 » François Fillon tous les matins en se rasant, rupture ou retour à la tradition des années 40 ?
Le mot de la fin à Donatien Alphonse François, Marquis de Sade : "La route de la vertu n'est pas toujours la plus sûre, et il y a des circonstances dans le monde où la complicité d'un crime est préférable à la délation". L’art du cochon déambulatoirePar Jah Looks :: 21/09/2007 à 08:17 :: Général
La rentrée politique possède quelques vertus que notre personnel politique, médiatique ou journalistique se fait fort de proposer à la population ébahie devant tant de sollicitudes. Septembre 2007 n’échappe pas à la règle et quelques divers faits parsemant notre actualité actuelle –ne lésinons pas sur les pléonasmes- mériteraient que tout chroniqueur (en un seul mot) qui se respecte se doit d’analyser, triturer, malaxer, maltraiter, voire déformer outrageusement ou au contraire relater dans la plus grande fidélité possible. J’aurais pu par exemple vous entretenir du scandale du chlordécone dans nos chers DOM, des tests ADN appliqués au regroupement familial, de l’escalade belliciste entre les USA et l’Iran, des comparaisons hasardeuses de politiciens néerlandais entre Mein Kampf et le Coran, ou encore du projet de casino pour milliardaires que Naomi Campbell compte faire construire sur la côte kenyane nonobstant l’environnement des tortues marines… Mais, non, le sujet du jour se rapporte à un indigne représentant de la classe politique italienne.
Ainsi, Roberto Calderoli, qui n’est pas un joueur de foot ou un supporter du Lazio de Rome comme son nom et ses saillies médiatiques pourraient le laisser supposer mais un ancien vice-président du Sénat italien et ancien ministre a-t-il su rendre hommage à une certaine vision de l’intolérance en ce début de mois de Ramadan. Notre cher Roberto possède comme qualité une constance de la haine qui sied si bien aux membres de la Ligue du Nord dont on ne sait plus très bien si le point cardinal tout relatif ne concerne que le Septentrion de la péninsule ritale ou plus globalement de notre planète.
Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de rappeler les faits d’armes pour lesquelles ce sinistre triste sire s’est déjà illustré. Souvenons-nous de l’affaire des caricatures danoises de Mahomet… En février 2006, il signore Roberto, alors Ministre des Réformes Institutionnelles du gouvernement Berlusconi, arbora-t-il un tee-shirt illustré par une de ses caricatures lors d’un passage au journal de 20 heures de la Rai Uno, première chaîne publique du pays. Il déclara alors qu’ « il faut en finir avec cette fable qu’il faut rechercher le dialogue avec ces gens-là. Ils veulent nous humilier. Un point c’est tout (…) Il faut en finir avec cette tendance à baisser les pantalons et avec les distinctions hypocrites entre islam terroriste et islam pacifique ». Ses déclarations eurent pour effet de déclencher des manifestations en Libye devant le consulat d’Italie à Benghazi qui se soldèrent par plusieurs morts, les forces de l’ordre du régime de Kadhafi n’ayant pour habitude de lésiner sur les moyens, mais je m’égare.
Revenons donc à notre signore Calderoli et à ses frasques actuelles teintées d’innovation animalière. En ce début de Ramadan, le 13 septembre dernier, notre ancien ministre eut-il l’idée de célébrer ce jour particulier en proposant de se promener avec un cochon en laisse sur un terrain destiné à la construction d’une mosquée dans la bonne ville de Bologne. Ce fait d’armes charcutier n’est pas le coup d’essai de ce familier du recyclage des ordures. En effet, en 2000, Calderoli avait promené un représentant de la gent porcine sur un site destiné également à la construction d’une mosquée dans la ville nord italienne de Lodi. Une plaque commémorative annonçant que « Cette terre [avait] été traitée avec de l’urine de porc », avait été laissée en évidence et le terrain « avait été considéré comme infecté et inutilisable » a estimé notre ancien ministre qui a proposé la création d’une « journée du cochon » qui pourrait être organisée chaque année afin de déterminer le plus beau défilé à la fois urinaire et porcin de la péninsule italienne, car pour cet ami de la gent porcine, les mosquées ne sont pas des lieux de culte, mais des « centres de collecte pour cellules terroristes ». Ce n’est plus « pétrole contre nourriture », mais « urine de porc contre terrorisme »…
Le mot de la fin à ce digne représentant de la droite extrême italienne qui n’a pas hésité à l’issue de la Coupe du Monde de football de 2002 à exprimer sa joie en célébrant la victoire de « l’identité italienne » contre « une équipe [de France] qui, pour obtenir des résultats, a sacrifié son identité en alignant des Noirs, des musulmans et des communistes ».
S’il te plaît camarade Zidane, un coup de boule pour Calderoli ! Le retour de la revanche (part 1)Par Jah Looks :: 27/07/2007 à 11:39 :: Général
Un peu plus de deux semaines passées au bord du Pacifique dans une ville dans laquelle il fait bon vivre, Vancouver, et le retour dans l’hexagone paraît un rien brutal…
Welcome back in Sarkozyland, et retour dans le monde (franco-français) bien réel. Ainsi, le tour de France, malgré le soutien affiché de « notre » président part en déconfiture dans des histoires de dopage toutes plus stupéfiantes les unes que les autres ; les infirmières nucléaires, pardon bulgares, libérées grâce à Madame Cécilia… en échange d’un gros contrat entre la Lybie et la France pour accéder au nucléaire dans la toute belle tradition de dissémination chère à notre beau pays ; un petit tour de notre guide suprême dans nos anciennes colonies, Sénégal, Gabon sans oublier le petit coup de main à « l’homme des Etats-Unis d’Afrique » remis en selle dans le concert international des nations, comme il est de bon ton de dire dans toutes les bonnes rédactions non avares de clichés ; un marathon qui risque de mal se terminer pour le précédent Premier Ministre, rattrapé par l’affaire Clearstream et sur lequel risque de peser l’ire élyséenne ; des ralliements à « l’ouverture » de tout ce que la gauche compte de fossiles qui continuent ; bref, bienvenue sur les territoires (géographique, médiatique et hagiographique) si bien balisés de la 5ème République Française.
Néanmoins, quelques petites fleurs sont en train de pousser sur le tas de fumier qui semble s’installer durablement avec la nouvelle présidence et tout ce qui va avec (l’épouse, les conseiller les médias complaisants, les ralliements honorifiques et la veulerie journalistique des commentateurs du Tour de France de France 2, sans oublier la claque programmée du XV de France dont le sélectionneur trouvera la porte de sortie dans un ministère après la coupe du monde de rugby…). Donc, disais-je avant de m’égarer, quelques brins d’espoir parsèment tout de même l’actualité.
Les associations de vigilance citoyennes n’ont pas manqué d’épingler le premier voyage présidentiel sur la terre d’Afrique (voir le communiqué conjoint de Survie, d’Attac, du Cedetim et de la Fédération des congolais de la diaspora (http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=978) , et, tout de même, l’abbé Wenceslas Munyeshyaka et l’ex-préfet Laurent Bucyibaruta ont été arrêtés sur injonction du TPIR.
Les esprits chagrins dont je suis n’auront pas manquer de noter que pour ce brave « père Wenceslas », cela fait plus de 12 ans que des plaintes ont été déposées auprès de notre Justice (d’ailleurs épinglée elle aussi par la Cour européenne des Droits de l’homme pour sa lenteur). Si le ministre rwandais des Affaires Etrangères Charles Murigande semblait se féliciter de cette arrestation et par là même faisait l’éloge de Monsieur Nicolas ("Décidément, il y a un nouveau gouvernement en France"), l’opinion du représentant du Rwanda auprès du TPIR, Aloys Mutabingwa, semblait moins diplomatique et plus réaliste (la France aurait dû arrêter ces deux personnes "depuis très longtemps". "Cela ne suffit pas. Il y a encore beaucoup d'autres suspects en France").
Allez, soyons cléments, le soleil semble revenir briller sur notre grand pays, le pays des Lumières… La vérité passe à travers le feu…Par Jah Looks :: 03/07/2007 à 22:19 :: Général
… mais ne se brûle pas, dit un proverbe rwandais.
La récente déclassification de documents concernant le rôle de la France au Pays des Mille Collines et son implication aux côtés des génocidaires n’apporte pas de véritable scoop quant au contenu.
En effet, nombreux sont celles et ceux qui, travaillant sur le dossier depuis des années, n’y trouveront que des faits déjà connus ou envisagés dans les hypothèses de recherche de la vérité. Ce ne sera d’ailleurs pas le sujet de ce billet.
Un récent article du journal Le Monde de Piotr Smolar nous apporte quelques éclaircissements sur la façon dont l’état français et ses dirigeants envisagent un génocide en milieu tropical et son importance dans l’histoire de l’humanité.
Piotr Smolar nous indique dans son article intitulé :
Des archives de l'Elysée sur l'intervention au Rwanda ont été transmises à la justice LE MONDE | 02.07.07
« Florence Michon, la juge d'instruction du Tribunal aux armées de Paris (TAP), a reçu par courrier un cédérom passionnant, mercredi 27 juin. Son contenu est une page d'histoire : il s'agit d'une grande partie des archives de l'Elysée sur le Rwanda. Ces centaines de documents divers – télégrammes diplomatiques, notes des conseillers du président, procès-verbaux des conseils des ministres, etc. – avaient été entreposés à l'Institut François-Mitterrand. »
Premier sujet d’étonnement, les archives de l’Elysée concernant le Rwanda, sujet sensible et grave, sont déposées à l'Institut François-Mitterrand, fondation, certes reconnue d’utilité publique, mais dirigée par une association de droit privé dont on devine assez aisément que les membres risquent de ne pas être des plus motivés pour faire la lumière sur une zone d’ombre du deuxième septennat de l’homme de Jarnac.
Car l’implication de l’ancien et défunt président dans le dossier rwandais côté France ne fait aucun doute même si son rôle reste toutefois à définir, au regard de l’Histoire ou de la Justice, y compris post mortem. C’est quand même incroyable que pour un crime commis il y a 13 ans mais imprescriptible, l’Etat ait délégué à cet institut le dépôt.
« Le 13 février 2006, la juge Brigitte Reynaud, qui a précédé Florence Michon au TAP (Tribunal aux Armées de Paris), avait signé une commission rogatoire internationale à destination du Rwanda. Elle demandait aux autorités de Kigali de lui fournir tous documents ou auditions "permettant d'identifier les régiments et services français présents au Rwanda en 1994" et d'autoriser une mission sur place des policiers français. Pendant six mois, cette commission rogatoire est restée dans un tiroir du Quai d'Orsay, chargé de l'envoi. Le 24 novembre 2006, le Rwanda a rompu ses relations diplomatiques avec la France à la suite de l'émission de mandats d'arrêt contre des proches du président Paul Kagamé, dans l'enquête de Jean-Louis Bruguière sur l'attentat contre Juvénal Habyarimana. Le 13 février, le ministère a retourné la commission rogatoire à la juge Michon, en soulignant que nulle entraide n'était désormais possible entre les deux pays. »
Là encore, on ne peut qu’être au pire en colère, au mieux dubitatif. Car cette chronologie soulève une question sur le timing mis en œuvre. Le seul juge véritablement aux ordres du politique par la nature de sa mission (l’anti-terrorisme) avait-il eu vent de l’enquête de sa collègue du Tribunal aux Armées de Paris et a-t-il sorti ses conclusions et son mandat d’arrêt international au bon moment pour –dommage collatéral- débarrasser l’état d’une drôle d’épine dans le pied ? Je m’explique : en rendant une décision qui n’offrait pas d’autre choix au Rwanda que de rompre ses relations diplomatiques avec la France, toute coopération judiciaire devenait caduque et impossible.
Il est rassurant de constater que dans la France de Sarkozy quelques juges osent encore faire leur boulot, et ce avec un certain courage. Car Piotr Smolar nous apprend également à propos de la juge Michon, que :
« la magistrate a donc choisi de transmettre directement le document aux autorités rwandaises, mais elle a manifesté sa "plus profonde surprise" au sujet de l'inaction du Quai dans une lettre adressée au procureur du TAP. »
Courage certain, même, puisque la juge Brigitte Reynaud qui l’avait précédé à son poste, mais également sur ce dossier s’était vue mettre quelques bâtons dans le roues lors de ses recherches et avait dû batailler ferme pour pouvoir se rendre au pays des Mille Collines pour poursuivre son enquête. Plus près de nous, une perquisition n’avait pu être possible à l’Elysée…
Ce fait de justice, passé bien sûr sous silence par les « grands » médias, souvent plus grands par les bénéfices directs ou indirects de leurs actionnaires que par leur sens de la déontologie, sera-t-il suivi d’effet et permettra-t-il enfin de savoir, pour la mémoire des victimes et le respect des rescapés, ce que notre pays a pu commettre en notre nom ?
Car comme l’aurait dit François Mitterrand, « dans ces pays-là, un génocide, c’est pas trop important »…
Made in JamaicaPar Jah Looks :: 02/07/2007 à 18:12 :: Général
Bon, j'ai eu le temps d'aller me taper une toile ces derniers temps (et ton blog, alors ? me sussurent amèrement quelques sevrés de mes chroniques lors de ces deux dernières semaines).
Mais revenons au film, un documentaire musical de Jérôme Laperrouzaz (oui, oui, celui qui avait réalisé Prisoner in the Street avec Third World en 1980) sur la Jamaïque d'aujourd'hui avec à la fois ses dépositaires du Roots Rock Reggae (Bunny Wailer, Gregory Isaacs, Third World, Toots...) et les stars du dancehall (Bounty Killer, Lady Saw, Elephant Man...), j'en oublie, mais allez voir le film...
Third World fait un clin d'oeil dans le film à leur hit "96° in the shade"... popularisé par le film "Prisoner in the street" de Jérôme Lapperrouzaz réalisé il y a plus de 25 ans...
Alors ? Quoi de neuf sous le soleil yardie ? Pas grand chose depuis 1978 et le One Love Peace Concert pendant lequel Bob Marley himself avait réussi à réunir les deux leaders du gouvernement (Michael Manley) et de l'opposition (Edward Seaga) sur scène afin de leur faire se serrer la main pour montrer aux gangs politiques (JLP : Jamaican Labour Party et PNP : People's National Party) que la paix pouvait être possible.
Force est de constater à la lumière de l'actualité jamaïcaine depuis, et du film Made In Jamaica en particulier, que près de 30 ans après, rien n'a vraiment changé. Bien sûr, le pays des Blue Mountains est plus reconnu sur la scène internationale par la musique (of course) ou le sport (football avec les Reggae Boyz, athlétisme avec... la liste est trop longue ou encore... le bobsleigh - Rasta Rocket de Walt Disney prod.). Ce pays de 2 millions et demi d'âmes (tant les religions ou croyances y sont importantes, voire vitales), sans compter la diaspora aux USA ou en UK notamment, possède une importance plus que relative.
Mais je m'égare... Donc, le film de Jérôme Laperrouzaz recentre le débat sur le devenir de la musique yardie et réalise un subtil équilibre entre la tradition (les racines, the roots...) et les tendances actuelles du dancehall version slackness. En passant, le son est excellent quels que soient les musiciens. Et bien, il semble que cette passation entre les générations, la mondialisation du marché musical et le marasme dans lequel nombre de pays du Tiers-Monde s'enfoncent un peu plus chaque jour ne prête pas à un optimisme forcené pour le peuple qui donna à l'humanité Marcus Garvey, Bob Marley, Lee Perry, le ska, le reggae, les spliffs plus gros que des cornets de glace, la bière Red Stripe, le rhum Appleton ou encore Grace Jones ou Merlene Ottey...
La démonstration est parfois noyée sous le son et lumière, mais elle est relativement limpide pour qui s'intéresse un peu au cas jamaïcain :
pauvreté et misère + perte des repères (pas de travail et familles décomposées) = gros malaise + recherche d'identité.
Un peu abscons comme illustration de ma part, mais on peut appliquer cette équation à la fois à l'ensemble de la société yardie comme à ces cas pas si particuliers apparemment que l'on peut suivre pendant le film (Nadine) ou encore à son point de départ (l'assassinat du dancer/entertainer Bogle). Bref, un cercle infernal qui mène à la relativisation du "prix de la vie" et à la prolifération des armes (dont tous les intervenants précisent qu'elles ne sont pas... made in Jamaica) qui malheureusement sont utilisées régulièrement, trop régulièrement...
D'ailleurs, le film a l'honnêteté de ne pas montrer les plages de ghettos à touristes yankees ou canadiens de la côte nord, mais les rues de Kingston (Trench Town, Kingston 12 en vedette... américaine dans ce film).
Bref, vous l'aurez compris, allez le voir ! Ecoutez attentivement les propos empreints de sagesse de Bunny Wailer. Et dites à l'ouvreuse que vous venez de ma part...
Le site officiel du film, c'est par là...
Exception(s) culturelle(s)Par Jah Looks :: 20/06/2007 à 16:03 :: 2007-06
Alors qu’au plus haut sommet de l’état, de l’Elysée à Matignon, les nominations de ministres et de secrétaires d’état se succèdent en semblant faire la part belle aux femmes issues de l’immigration, on ne peut pas dire que les dernières élections législatives aient véritablement changé la composition sociologique des représentants du peuple à l’Assemblée Nationale.
Je rappellerai donc que le gouvernement est constitué de gens nommés et que l’Assemblée Nationale est composée d’élus du peuple auparavant désignés par leur parti. Et là, le bât blesse. Hormis nos traditionnels députés hommes ou femmes élus dans les Dom et les Tom, une seule députée de métropole représente à elle toute seule la diversité de l’hexagone élu, George Pau-Langevin du PS à Paris. Et en plus, elle porte un prénom masculin…
Une fois de plus, l’inénarrable Jacques Séguéla dont le retournement de veste entre les deux tours (je précise de l’élection et non du World Trade Center) n’a strictement rien à envier à celle d’Eric Besson, doit s’écrier comme chaque matin en se rasant devant le miroir de sa salle de bains : J’en ai rêvé, Nico l’a fait !
Après l’ouverture aux individus débauchés à la droite de la gauche, Nicolas 1er, Tsarkozy de France, de Navarre, des DOM et des TOM, propose à son électorat venu du Front National et ayant glissé vers l’UMP une série de nouveaux visages ou, comme on dit dans le hip hop de nouveaux blazes… Rama, Rachida ou Fadela, que de femmes dans le gouvernement du mari de Cécilia ! Que de minorités visibles dans le gouvernement de l’homme du Kärcher et des charters ! Que de destins exemplaires illustrant l’égalité des chances dans notre beau pays de France ! Bon, j’exagère un peu dans mes envolées lyriques, redescendons un peu sur terre…
Car si une hirondelle ne fait pas le printemps, est-ce que trois jouvencelles font un président tolérant ? Ni oui ni non, comme disait Maître Capello, et laissons le temps au temps comme disait François Mitterrand. C’est donc armé de mon habituelle mauvaise foi que je vais vous livrer la suite. Car ces trois femmes, emblématiques de la modernité sarkoziste, ne sont pas n’importe qui. D’abord pour arriver dans un gouvernement après être passées par la case « quartiers », nul ne pourra objecter qu’il faut une certaine force de caractère, que ce soit dans la France d’hier ou d’aujourd’hui.
Prenons par exemple Rachida. Tout ou presque a été dit sur son parcours et celui de sa famille, du Maroc à la justice. Pourtant on a beaucoup moins écrit ou parlé, dans nos chers medias si prompts à dégainer la carte pipole, que son compagnon qui peut très certainement se porter garant ou caution, n’est autre que le dénommé Henri Proglio, pédégé de Véolia (vous savez, les autocars du ramassage des ordures ou les camions bennes du ramassage scolaire, à moins que ce ne soit l’inverse…) très récemment décoré de l’ordre du Wissam Al Alaoui, l’équivalent de notre légion d’honneur au royaume de M6, en la très bonne compagnie de Laurence Parisot du Medef ou encore du Professeur Griscelli, fondateur le l’opération Pièces Jaunes, et d’autres fifres ou sous-fifres du régime de la rupture.
Et Rama, alors ? Elle qui répète à l’envi avoir grandi dans les quartiers clame beaucoup moins fort lors de ses passages TV qu’elle est la fille d’un diplomate proche de Senghor, l’ancien président du Sénégal et académicien français. Quant à Fadela Amara, de "Ni Putes ni Soumises" à Mi-Pute Mi-Soumise à Christine Boutin, c’est dans la catégorie « aristocratie médiatique » qu’il convient de la classer… Bien mariée (enfin en concubinage) pour l’une, bien née pour la seconde ou bien vue à la TV pour la troisième… Pognon, origine familiale et succès médiatique sont les trois mamelles –si j’ose dire- de la nomination dans le gouvernement chapeauté par Monsieur Nicolas. Evidemment, les pisse-froid dont je fais partie hurleront que c’est bizarre, qu’il n’y a pas d’homme de première, deuxième, troisième génération du sud de la Méditerranée ou même du Sahara.
Rappelons que le candidat qui stigmatisait il n’y a pas si longtemps les hommes issus de l’immigration et posait leurs femmes comme leurs victimes (polygamie, excision, j’en passe…) a été élu président et a décomplexé la droite.
Nonobstant les propos de Pascal Sevran sur les dimensions de l'appendice caudal des hommes de l'Afrique sub-saharienne (oui, oui, la longueur de la bite des Noirs), la réponse serait donc peut-être à chercher du côté de la candidate UMP aux législative à Sarcelles, Sylvie Noachovitch avocate de l’émission de TF1 "Sans aucun doute" qui a déclaré lors d’une réunion d’un jury littéraire : "Moi, mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n’y a que des Noirs et des Arabes. L’idée de coucher avec l’un d’eux me répugne."
Ou répulse, ou révulse, c’est selon. Et vous, coucheriez-vous avec une candidate de l’UMP ? Qui perd gagne, qui gagne perd ?Par Jah Looks :: 18/06/2007 à 12:43 :: Bonus
La grosse claque annoncée n'a pas été finalement celle récoltée par la joue gauche. On a d'ailleurs bien vu hier soir que la Maison de la Chimie, louée par l' UMP et ses affidés (Le "Nouveau" Centre -sic !) avait été désertée plus tôt que prévu par les thuriféraires du nouveau -non pas centre- mais régime de droite. On aurait pu croire en fin de soirée que c'était cette "majorité présidentielle" qui s'en était prise une (de claque) sur sa joue, droite évidemment.
Pour autant, lorsqu'on est de gauche ou même du centre (ni nouveau ni ancien, mais béarnais) faut-il se réjouir des résultats d'hier soir ?
Pour ma part, je n'en suis pas si sûr que çà. En effet, les résultats électoraux du PS qui semblait même par la voix de certains éléphants ou éléphanteaux avoir gagné hier soir -même s'il a "gagné" d'une législative à l'autre... des sièges-, ceux du PCF qui limite sa chute abyssale ou encore ceux des Verts (ah, l' "excellent" communiqué qui faisait état de 4 sur 4 en oubliant... sur 577 !) qui ont un tiers de députés en plus, bref, la gauche plurielle poussait un gros ouf de soulagement, et même plus si affinités...
Le Modem, quant à lui a bien martelé que ses 4 députés étaient ceux d'un "nouveau" parti en cours de formation (ils n'ont pas peur du pléonasme au Modem) qui revendiquait plus de 70.000 pré-adhésions. Et que de 0 à 4, c'était pas si mal. En tous cas, Verts, Oranges et Rouges feraient bien de surveiller les Roses quant à l'avenir d'une proportionnelle qui risque de ne pas avoir d'écho favorable, le scrutin uninominal deux tours ayant joué en sa faveur hier soir.
Et bien, l'arbre qui cache la forêt primaire ou la baobab qui cache le Sahara ont encore de l'avenir devant eux. Ainsi, la satisfaction -de relative à absolue- de nos représentants de gauche (et même Besancenot y est allé de son satisfecit) ne présage rien de bon.
Refondation, rénovation ou nettoyage au Kärcher (tm) des instances, des programmes et des hommes ou femmes (vous avez dit Frêche ?) qui semblaient être les leitmotivs des uns et des autres entre les deux tours (rien à voir avec le seigneur des anneaux ou Ben Laden) risquent de se voir opposer une fin de non recevoir. Enfin, peut-être un pourrissement continu qui nous mènera aux municipales, aux cantonales, aux régionales et européennes, et finalement à la présidentielle de 2012...
Car, dans la catégorie "espoir féminin socialiste" et dans le cadre de la "bipeoplarisation" entammée par Ségolène et Nicolas (et bien sûr Cécilia et François) lors de la présidentielle, on a remis le couvert (si j'ose dire) en annonçant en pleine soirée électorale la rupture tranquille du couple Royal-Hollande et la candidature de l'une pour remplacer l'autre... En clair, on a retrouvé le chemin de la machine à perdre les électeurs de gauche "de gauche" (ce n'est pas une faute de frappe) qui ne pensent pas à la politique qu'en termes de "qui couche avec qui ?" ou de "qui ne couche plus avec qui ?".
La voie qui mène aux municipales de 2008 (en principe) sera-t-elle royale pour la gauche ou semée d'embûches que les partenaires hégémonistes feront encore subir aux partenaires émergents ? Le PS triomphant malgré lui ne risque-t-il pas de retrouver ses vieux démons ?
Rappelons également que l'appel des caciques du PS à envoyer lors de ces législatives de la diversité dans la représentation nationale pour faire face au tout puissant parti présidentiel ne manque pas de sel ou est un peu fort de café. Sans vouloir remuer la plaie de la représentation des "minorités visibles" autour du couteau de la realpolitik au sein du parti de Frêche et de Charasse, on se souviendra tout de même que ledit PS n'a pas fait grand chose pour faciliter en amont de ces législatives la diversité de la gauche à l'assemblée nationale. Le PC et les Verts s'en souviennent encore, enfin j'espère...
Sur ce, ne faites pas comme les Autrichiens, n'ayez pas la mémoire Kurt (Waldheim) !
Elle est belle la France !Par Jah Looks :: 14/06/2007 à 20:10 :: La bande-son
Par le Ministère des Affaires Populaires, LE ministère pour un monde meilleur...
2 morceaux pour votre plus grand plaisir :
- Elle est belle la France
- Dégage !
Merci à Zaléa TV, la chaîne libre...
Pognon, maîtrise de la langue et regroupement familialPar Jah Looks :: 13/06/2007 à 13:30 :: 2007-06
Le Président Sarkozy, comme il convient –malheureusement- désormais de l’appeler (mais bon, comme disent les anglophones, you don't cry over spilt milk…), vient donc de faire présenter son premier projet de loi sur l’immigration de sa présidence. L’homme de la rupture dont on savait déjà qu’il avait de la suite dans les idées vient donc de faire monter au créneau son bras extrêmement droit, Brice Hortefeux, qui nous a présenté, par l’intermédiaire des pages du Figaro, s’il vous plaît, le quatrième projet de loi sur l’immigration en quatre ans. Nous prendrait-on donc pour des imbéciles ? Pourquoi présente-t-on ce projet avant le deuxième tour des législatives ? Pourquoi encore des lois sur le dos des postulants à l’immigration ?
Car les quatorze articles de cette future loi qui vise particulièrement le regroupement familial, seront votées pendant l’été, je veux dire pendant que ces fainéants d’instits et de profs du Réseau Education Sans Frontières seront en vacances, Après CESEDA qui posait les premières pierres d’une immigration « choisie » et visait notamment à restreindre le séjour des étudiants étranges (j’ai bien dit étranges et non étrangers, car tout ce qui vient d’au-delà des mers et des océans est forcément étrange, surtout si c’est plus au Sud…), c’est maintenant la cellule familiale qui va se prendre le tour de vis de l’ancien maire de la commune la plus riche de France.
Alors ? Quoi de neuf dans l’ex « Pays des Droits de l’homme » ? Un joli contrat tout neuf, dénommé CAI, soit Contrat d’Accueil et d’Intégration pour la famille », dont les termes reprennent en gros deux idées majeures et contraignantes, le fric et la maîtrise du français. Je m’explique. Alors que seuls les adultes étaient visés par les précédentes mesures du précédent projet de loi, donéravant il faudra montrer patte blanche, oui oui, sur la maîtrise de la langue de Steevie Boulay et de Jean-Marie Bigard en faisant en sorte que les rejetons de la famille parlent également cette si belle langue qui permit naguère à Paul-Loup Sulitzer d’embaucher des nègres, littéraires certes, mais bon, passons. Ainsi, les parents immigrés seront responsables devant la loi quant à la maîtrise du français sous peine de voir leurs prestations sociales menacées. Plus généralement encore, tout candidat aux précieux sésames comme le visa puis la carte de séjour qui lui permettront de venir se faire exploiter dans notre beau pays de France, devra passer une sorte d’examen, à savoir « dans son pays de résidence […] une évaluation de son degré de sa connaissance de la langue et des valeurs de la République ». En bref, travailler plus sa grammaire pour gagner plus le droit au séjour.
On imagine sans peine quelles seront les nouvelles orientations du travail des divers centres culturels français qui parsèment le continent africain dans les pays « francophones » ou encore des Bureaux d’Action Linguistiques et autres Alliances Françaises qui se répartissent sur ces pays qui n’ont pas eu la chance d’avoir été colonisés par la patrie de Jules Ferry ou du Capitaine Marchand, le dépité de Fachoda On pourrait d’ailleurs alléger le travail de ces vénérables institutions grâce à l’armée française qui pourrait alors ouvrir ses bases militaires de Djibouti, du Tchad ou d’ailleurs… et les transformer en autant de Guantanamo des belles lettres. Quant aux valeurs de la République, nous nous contenterons de nous demander pourquoi de si honorables citoyens (honorary citizens chez nos amis de Kingston, Jamaica) que sont Messieurs Carignon, Tapie, Balkany ou encore Juppé n’ont pas été déchus de leur nationalité française malgré les décisions de justice les ayant un peu privé de leurs droit civiques, du moins temporairement. A quand donc le permis citoyen à points pour les ceux et celles que l’on appelle « de souche » ? Sans compter les animateurs de télé-réalité ou de télé-variété qui ne semblent pas maîtriser la langue de Pascal Sevran et de Max Gallo et alignent connerie sur connerie à la populace ébahie…
Après la langue et l’éducation civique, le fric, le pognon, le flouze, la tune, bref, le nerf de la guerre, sera un des critères de sélection des candidats à l’entrée dans notre beau pays dans lequel les Africains du Nord ou du Sud du Sahara ont par contre le droit de s’inscrire à l’UMP. Pour accueillir un membre direct de sa famille, qu’il soit un descendant ou un ascendant, il faudra au minimum gagner le SMIC. Exit donc le séjour dans l’hexagone si vous êtes en famille avec un de ceux qui ne se lèvent tôt que pour aller pointer à l’ANPE ou aller porter un formulaire aux ASSEDIC.
Quelle sera la réaction des gouvernements africains ? Rêvons donc un peu en proposant aux dirigeants du continent quelques mesures de rétorsion pour restreindre à leur tour le séjour des « coopérants » français. En ce qui concerne la langue et sa maîtrise, on pourra par exemple interdire à tout Français l’accès du territoire sénégalais à qui ne parle pas Wolof, celui du territoire burundais à qui ne parle pas Kirundi, celui du Congo Brazzaville à qui ne parle pas corruption, bref, les idées ne manquent pas. Les enfants d’ambassadeurs pourraient être également concernés, tout comme les parents des consuls. On pourrait également, en fonction des particularités locales ajouter quelques critères bien sentis : interdiction d’entrer au Sénégal pour les Français dont la longueur des cheveux dépasse celle de la toison crânienne du Président Wade ou encore reconduites à la frontières pur celles et ceux qui n’applaudissent pas les dignes représentants des peuples africains que sont Bongo, Biya, Faure Gnassimbé, etc. sur le bord des routes le jour de la fête de l’indépendance, revêtus d’un boubou à l’effigie du Président local ou d’une chemise aux couleurs de l’ancien parti unique…
Là non plus, les idées ne manquent pas. On pourrait également soumettre les Français désireux de travailler à un questionnaire d’éducation civique sur les méfaits de la colonisation ou les réalités locales. Combien de politiciens français savent que le pays au monde où la parité homme-femme est respectée au Parlement est… le Rwanda, la France étant jusqu’à aujourd’hui…84ème ?
Quant aux ressources demandées, on pourra exiger des expatriés hexagonaux des ressources au minimum 20 fois supérieures au SMIC local, s’il existe. Comment ? Tous les « coopérants » de l’état français ou des grosses compagnies comme Bolloré, Bouygues ou Alcatel touchent plus que çà ? Bon, laissons tomber.
Le mot de la fin à au grand Jomo Kenyatta qui avait une vision particulièrement pointue des migrations internationales dans le sens Nord / Sud aussi bien que dans le sens Sud / Nord : « Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient les terres et nous la Bible ».
Et si, nous aussi, on ouvrait les yeux ? Détournement de détournement ?Par Jah Looks :: 04/06/2007 à 11:58 :: 2007-06
Souvenez-vous. Le 27 juin 1976, un commando de l’armée israélienne débarquait sur l’aéroport d’Entebbe pour une opération éclair visant à libérer des passagers israéliens ou juifs lors d’une prise d’otages. L’événement eut à l'époque un certain retentissement en France car l’avion détourné appartenait, ainsi que son équipage, au fleuron français du déplacement aérien, à savoir Air France.
Depuis 1971, l’Ouganda se distinguait sur la scène internationale par la personnalité de son PDG -son président dictateur général- Idi Amin Dada. L’ancien champion d’Uganda de boxe dans je ne sais plus trop quelle catégorie avait transformé son pays, surnommé « la perle de l’Afrique » par Winston Churchill en véritable enfer tropical pour les militants politiques, syndicaux ou des droits humains mais également pour la population pour laquelle l’arbitraire était la règle. On parle de 300.000 à 400.000 victimes du régime d’Amin.
Ce dernier, remarquablement interprété par Forest Whitaker dans le film « Last King of Scotland », était un sacré publicitaire ou metteur en scène de sa politique de l’inavouable : arrestations et tortures par le tout puissant State Research Bureau, liquidation d’ennemis ou d’amis politiques, prédation sur les jeunes filles et les femmes, notamment de ses ministres, expulsion des Indiens et Pakistanais, désorganisation de la société ougandaise ayant mené au chaos, etc. furent masqués ou travestis, du moins les premières années.
Mais ce n’est pas par cela que Big Daddy fit parler de lui sur la scène internationale. Ses courriers à Nixon, Elizabeth II, Nyerere, ses actions ridiculisant les diplomates occidentaux qui durent le véhiculer dans une chaise à porteurs, ses envois de nourriture en solidarité au peuple anglais atteint de plein fouet par la récession furent autant de coups d’éclat sans lendemain dont l’objectif était de masquer le vide intersidéral de la politique au sens large mise en œuvre en Ouganda ainsi que les exactions et l’arbitraire.
Mais revenons à notre 27 juin 1976 et à notre Airbus détourné par des pirates de l’air du Front Populaire de Libération de la Palestine (le FPLP) et des allemands de la Fraction Armée Rouge, plus connue sous le nom de « Bande à Baader ». L'Airbus détourné finit par atterrir en Ouganda après un bref passage par la Lybie. Le dictateur fut ravi de l’aubaine et accueillit les preneurs d’otages, les otages et l’équipage à l’aéroport d’Entebbe, pensant redorer son blason sur la scène internationale.
Mais le gouvernement israélien envoya un commando le 3 juillet chargé de délivrer les otages préalablement triés par les pirates en fonction de leur judéité. Ce commando réussit son job et même davantage en sabotant les avions de la chasse ougandaise. Les dommages collatéraux de cette affaire se firent sentir jusqu’à très récemment. En effet, le seul mort parmi les soldats israéliens à Entebbe, Yonathan Netannyahou réussit involontairement à lancer la carrière de son frère Benyamin qui usa et abusa du statut de héros deu son défunt frère pour se faire une place au soleil de la politique de son pays.
Voilà pour l’histoire officielle. Car, on apprend ces jours-ci que le détournement et ses péripéties ne fut peut-être pas la vraie histoire contée par les medias. En effet, des documents d’archives rendus publics par le gouvernement britannique dépoussièrent ce conte de fée version seventies pour nous apprendre que le détournement aurait été préparé par le Shin Beth, la version intérieure du Mossad, avec des éléments infiltrés dans le FPLP. Ainsi, le gouvernement israélien put faire basculer la France (l’avion et son équipage étaient français) d’un soutien trop marqué aux Palestiniens à une politique favorable à Israël. Ainsi, un diplomate anglais de l’époque, D H Colvin, explique que l'opération avait pour objectif "de torpiller la position pro-OLP de la France et d'empêcher le rapprochement croissant entre l'OLP et les Américains". CQFD.
L’histoire infirmera ou confirmera cette version, mais on peut d’ores et déjà revoir cet épisode avec de nouvelles lunettes. La mise sur pied de l’opération qui mena au succès Tsahal sur les pistes de l’aéroport d'Entebbe ne fut peut-être pas si improvisée que çà. Les Israéliens, dont le général Bar-Lev ou Golda Meir connaissaient Idi Amin qui avait servi dans l'armée britanique au Proche-Orient et l’ancien aéroport d’Entebbe dans lequel étaient parqués les otages avait été construit par la coopération israélienne. D’ailleurs on pourra rappeler que ces liens de coopération entre l’Ouganda et Israël étaient bien réels avant la prise de pouvoir d’Amin. De plus, avant l’épisode de l’Exodus, nos british friends avaient évoqué la possibilité d’implanter un futur « état juif » non pas en Palestine, mais sur le territoire… ougandais ! Je ne suis certainement pas le seul à penser que le hasard n’existe pas en terme de relations internationales...
Le mot de la fin au président maréchal Idi Amin Dada qui, outre Big Daddy, voulait que le bon peuple ougandais l’appelle avec respect : "Son Excellence le conquérant de l'empire britannique, El Hadj, maréchal Docteur Idi Amin Dada, président à vie de la République d'Ouganda, commandant en chef des Forces armées ougandaises, président du Conseil de la police et des prisons". Surtout des prisons...
En tous cas, encore mieux que Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga.
Le billet vertPar Jah Looks :: 31/05/2007 à 23:26 :: Bonus
Le magicien George W Bush vient de sortir un nouveau lapin de sa manche. Après avoir refusé de ratifier pour les Etats-Unis le protocole de Kyoto, le président américain tente de faire passer la lutte contre le réchauffement climatique pour une de ses priorités.
Bien sûr, il serait facile d’ironiser sur le fait qu’il vaut mieux tard que jamais, qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, Pourtant, après plus de 6 ans au pouvoir, le bilan de George Bush Jr sur le plan environnemental est catastrophique. La reprise du programme nucléaire, le recours aux armes à l’uranium appauvri, les cadeaux aux différents lobbies, de celui de la bagnole à celui des armes, de celui du pétrole à celui du nucléaire, bref, tous les actes de George W Bush ont prouvé qu’il n’avait d’intérêt pour l’environnement que lorsqu’il s’agit du sien (son ranch est un modèle écologique) ou lorsqu’il rapporte aux actionnaires.
A l’heure actuelle, l’empreinte écologique des USA correspond à 12 hectares par habitant. Pour mémoire, celle du Français est de 6 hectares et celle d’un Africain de moins de 2 hectares. Le mode de vie appelé american way of life est sans conteste celui qui participe le plus à la destruction de la planète.
Mais W a vu la lumière. La lumière verte des dollars. Il a déclaré à Washington, et ce à quelques jours de l’ouverture du sommet du G-8 que son pays allait "travailler avec d'autres pays pour établir un nouveau cadre pour les émissions de gaz à effet de serre quand le protocole de Kyoto expirera en 2012. D'ici à la fin de l'année prochaine, l'Amérique et d'autres pays fixeront un objectif mondial à long terme pour réduire les gaz à effet de serre".
Déjà mort, le protocole vient bel et bien d’être enterré avec les honneurs. Bush se projette donc dans l’après Kyoto. Une époque où tout deviendra possible pour les Etats-Unis sur le plan environnemental. Son impérialisme va désormais s’étendre sur le plan de l’environnement. Sa méthode sera de négocier avec les plus gros pays pollueurs (dont l’‘Inde et la Chine) pour aboutir à un accord. Les pays les moins pollueurs n’auront bien sûr pas leur mot à dire et seront encore les dindons de la farce. On peut déjà imaginer un monde où les droits à polluer seront cotés en bourse et dont la vente aux pays riches sera une manière de procurer des devises aux pays pauvres. Les futurs réfugiés climatiques seront victimes de la double peine : voir leur environnement détruit par ceux qui leur auront pillé leur droit à l’existence.
Dans la vision de l’homme du Texas, chaque pays aurait ses propres objectifs nationaux selon ses spécificités énergétiques. On imagine là encore comment la loi du plus fort pourrait régner et permettre aux USA de s’en tirer sans trop de dommages pour les portefeuilles d’action. Mais ce n’est pas tout. Pour permettre l’émergence de start-up environnementales et donc des profits rapides sans gage de pérennité, Bush veut supprimer les barrières douanières sur les technologies "vertes", favorables à l'environnement.
Mais ne nous moquons pas trop fort de « Dobelyou ». L’écran de fumée surfant sur la peur climatique aveugle aussi les citoyens d’autres pays. Le ministère Juppé participe à ce camouflage des véritables problèmes et ce détournement des solutions.
Les écologistes, les Verts ont longtemps été pris pour des fous lorsqu’ils évoquaient le réchauffement climatique, la crise de l’eau, de l’énergie ou encore l’aliénation due à la société de consommation. Aujourd’hui, les Verts sont plus que jamais nécessaires pour traduire sur le plan politique cette urgence climatique, liée à l’urgence sociale et démocratique, du local au global. Pour ne pas laisser au gouvernement le monopole d’une écologie qui n’est pour lui que de façade, il est important de le lui signifier par les urnes.
Pour ma part, j'y penserai quand le dimanche 10 juin je voterai en montrant à MM Sarkozy, Fillon et Juppé que l’écologie est une chose sérieuse qui engage l’avenir de l’humanité et non un gadget électoral. Je voterai donc "Vert" aux législatives. Parce que l’avenir de la planète est plus important que celui des portefeuilles des actionnaires, mais aussi parce que la justice environnementale ne peut être séparée de la justice sociale et démocratique.
Propriétaires de tous les pays, unissez-vous !Par Jah Looks :: 29/05/2007 à 22:42 :: Général
J'en ai rêvé, Sarko l'a fait ! Voici ce qui doit se dire dans les chaumières, chalets, HLM, bidonvilles de France, de Navarre et des dépendances d'outre-mer, les fameux DOM. Cool, grâce à Nico je peux gagner du fic en m'endettant ! Un prêt immobilier égale des impôts en moins. Enthousiasme général.
Mouais. Où est l'arnaque ? D'abord les intérêts du crédit sont déduits du revenu imposable et pas de la taxe payée ou à payer pour les plus retardataires d'entre nous. Nuance. Ensuite il nous reste à imaginer une France de propriétaires. Merde, belle idée, nous sussure (entre autres) TF1 par la voix de JP Pernault. TF1, mais c'est Bouygues, ils en sont ! (du bâtiment). Pfffffftttt.... Quelques chantiers assurés par l'Etat et hop, par ici les glaouis 24 carats, et sertis de diamants, s'il vous plaît ! De Jacques Martin à Martin Bouygues, la TV se mélange à la famille chez Nicolas et Cécilia, à moins que ce ne soit l'inverse. Convergence d'intérêts et intérêt des convergences.
Bon, et après ? Tous proprios, tous endettés, surtout les moins riches. Plus de grève, pas de refus des heures supplémentaires. Bref, la peur rôde dans les couloirs de l'entreprise sous la tendre férule du DRH. Le paradis du patron et des actionnaires, le purgatoire de personne, mais l'enfer pour beaucoup.
On pourrait imaginer sur TF1 ou une des ses filiales un jeu ou des hordes de propriétaires pourchasseraient dans un loft, sur une plage, dans une ferme ou dans la réalité réelle des pauvres locataires isolés, livrés à la vindicte propriétaire, aux tomates et oeufs pourris, aux pierres et aux coups de fouet dans la plus pure tradition du lynchage, en anglais mob justice.
Les plus chanceux pourraient être touchés par la grâce présidentielle, le pouce lévé, perché sur ses talonnettes. Les jeux du cirque version cathodique. Rupture Académie, Monsieur Plus, La Nouvelle Tsar...
Des jeux. Pour le pain, pardon les pains, la police pourrait les multiplier dans la gueule des manifestants, jeunes des quartiers, fonctionnaires en grève, étudiants fainéants, sydicalistes archaïques, écolos fantasques à défaut d'être fantastiques...
Avé Nico ! Ceux qui vont subir te saluent. |
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